Nouveau coup dur pour Al Qaida au Maghreb islamique. Selon Sahara médias, l’adjoint de l’émir de la zone du Sahara à AQMI, Nabil Abu Al Qama, est mort dans la matinée du dimanche 9 septembre dans un accident de la circulation à quelque 200 kilomètres à l’ouest de la ville de Gao, au nord Mali. Actualisé)
Selon la même source, Nabil Abu Alqama conduisait lui-même le véhicule dans lequel il a trouvé la mort en compagnie d’une autre personne répondant au nom d’Abderrazak Al Ansari près de la ville d’Adonza, dans l’Azawad, une région tenue par Ansar Dine, le Mujao et Aqmi. Selon certaines sources, ils se rendaient à un rassemblement des responsables des groupes islamistes armés dans la région.
« Nabil Makloufi a été rappelé à Dieu samedi soir. Il est mort avec d’autres « frères » dans un accident de voiture entre Gao (nord-est) et Tombouctou (nord-ouest)« , a déclaré à Moussa Ould Mohamed, un responsable à Gao des jihadistes qui occupent depuis plus de cinq mois le nord du Mali, comprenant les trois régions administratives de Kidal, Gao et Tombouctou.
Le décès de ce terroriste algérien a été confirmé à l’AFP par un responsable du groupe Ansar Dine à Tombouctou, en précisant qu’il conduisait lui-même le véhicule lorsque l’accident s’est produit.
Abu Alqama, de son vrai nom Nabil Makhloufi est monté dans la hierarchie d’Aqmi quand il a été désigné par Abou Moussab Abdelwadoud (chef d’Aqmi), il y a trois ans pour coordonner l’activité des katibas dans la zone saharienne et la dynamiser. Il était aussi l’adjoint Abdelhamid Abu Zeïd. Droukdel l’avait chargé de réconcilier les différentes katibats qui essaiment l’immense Sahara et se disputent les prises d’otages. Certains observateurs estiment qu’il a réussi là où deux autres chefs ont échoué, le narco-trafiquant Mokhtar Belmokhtar et le sanguinaire Abdelhamid Abu Zeïd. D’autres sources estime qu’il a fait les frais de sa montée en grade.
Des informations faisant cas de la nomination d’Abu Alqama comme émir du Sahara ont circulé. Ce qui pourrait susciter des interrogations sur cet accident. Abu Alqama a commencé au sein des groupes sanguinaires du GIA dans les années 1990. Puis a rejoint le GSPC (Groupement salafiste pour la prédication et le combat) de Hassan Hattab.
Ce quadragénaire avait en charge la formation des jeunes martyrs, et surtout supervisait les détails pour la libération des otages européens. Sachant que ces derniers sont pour certains aux mains du Mujao, allié dans la lutte à Aqmi, les observateurs se demandent comment tous ces groupes composés de salafistes et de trafiquants de tous acabit réagiront.
Sofiane Ayache/Agences
