A partir de demain mardi 4 septembre, quelque 500 000 travailleurs des collectivités locales sur l’ensemble du territoire national comptent observer un mouvement de grève de 8 jours.
A trois mois de la tenue des élections locales, rien ne va plus dans les mairies qui, lorsqu’elles ne sont pas fermées par des citoyens en colère, excédés par le délabrement continu de leur cadre de vie, deviennent elles-mêmes des foyers de tension.
A partir de demain mardi 4 septembre, quelque 500 000 travailleurs des collectivités locales sur l’ensemble du territoire national comptent observer un mouvement de grève de 8 jours. Les communaux observeront des sit-in sur l’ensemble des 48 wilayas du pays, indique la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC) qui organise ce débrayage au moment où les APC sont grandement sollicitées pour la fourniture de documents d’état-civil en cette rentrée scolaire.
Les contestataires, selon ce syndicat de la FNCS rattaché au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (SNAPAP) la revalorisation de leur salaire, qui pour la majorité d’entre eux ne dépasse pas 12 000 DA; le salaire minimum en Algérie étant de 18 000 DA.
Les travailleurs des communes exigent en outre l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90/11 du code de travail précise les composants du Salaire National Minimum Garanti (SNMG). A ces revendications salariales s’ajoutent celles relatives à l’intégration définitive des contractuels du pré-emploi et des vacataires qui sont nombreux au niveau des communes. Ainsi, alors que les compétitions électoralistes aux listes APW/APC font rage au sein des partis politiques, la rentrée social et scolaire s’annonce des plus houleuses.
Pour leur majorité, les formations politiques, du FLN au nouveau-né dans les tablettes de Dahou Ould Kablia, font silence sur les réalités dramatiques de ces communes qu’elles administrent déjà et dont ils sont responsables des gabegies. Ils se complaisent à annoncer que le scrutin local du 29 novembre ne sera qu’une confirmation des résultats des législatives du 10 mai.
Les travailleurs des communes se battent depuis 2010 pour le respect des libertés syndicales et le droit de grève, la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement et l’amélioration du pouvoir d’achat. Les protestataires plaident, également, pour l’ouverture des négociations sur la révision du statut particulier et le régime indemnitaire de cette catégorie de fonctionnaires et la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens.
LM/ avec Algérie-focus
