Les combats se sont poursuivis mercredi en Syrie.
À Alep, l’armée, appuyée par des hélicoptères et des avions, a bombardé plusieurs quartiers, dont Salaheddine, bastion rebelle dont le régime a dit avoir repris le contrôle. Dans la localité voisine d’Azaz, un bombardement aérien a fait plus de 20 morts, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
À Damas, la capitale, les rebelles ont revendiqué un attentat perpétré mercredi matin contre un bâtiment de l’état-major dans le centre de la ville. La bombe, placée dans un camion-citerne, visait une « réunion de militaires où sont décidées les opérations du jour à Damas » selon le commandant Maher Nouaïmi, chef du bureau de coordination du commandement de l’Armée syrienne libre (ASL) en Syrie.
L’opération était destinée « à remonter le moral de l’ASL et à dire à Bachar Al-Assad et à son commandement que nous pouvons mener des opérations bien étudiées car nous connaissons ce qui se passe dans leurs rangs », a ajouté l’officier. Peu après, toujours à Damas, une fusillade a éclaté à proximité des bureaux du premier ministre. Selon la télévision officielle, « les services spécialisés ont attaqué un repaire de terroristes mercenaires, tuant un nombre indéterminé d’entre eux et en capturant d’autres ».
Sur le front diplomatico-militaire, les États-Unis ont encouragé les cadres syriens à faire défection à l’instar de l’ex-premier ministre, Riyad Hijab, réfugié en Jordanie. En récompense, son nom a été rayé de la liste des officiels passibles de sanctions. L’intéressé a jugé que le président Bachar el-Assad était «fini» et ne tenait plus « que 30% du pays ».