La colère des gardes communaux n’est pas près de retomber. Et pour cause, le dialogue est au point mort.
Pire, entend-on dire de la bouche de ces hommes qui ont été en première ligne dans la lutte contre les hordes terroristes, « les autorités ne veulent pas de nous« . D’où cette colère difficile à contenir de ces hommes qui pour la plupart ont payé très cher pour rétablir la sécurité dans notre pays. Certains évoquent haut la hogra, le mépris, des responsables du ministère de l’Intérieur les concernant.
Rassemblés à Blida, les gardes communaux veulent se faire entendre par la tutelle. Maintenir la mobilisation pour arracher leurs droits. Mais depuis la dernière marche organisée de Blida à Alger, les autorités multiplient les pressions sur les gardes communaux. Rappelons-nous, ces hommes bleus venus demander leurs droits ont été accueillis par des gaz lacrymogènes par les escadrons de CRS mobilisés tout autour d’Alger. Il y eut même un mort : Saïd Lasfer. Et des centaines d’arrestations. Ironie du sort : ces hommes qui ont répondu à l’appel de l’Etat pour protéger les régions les plus enclavées de la terreur islamiste sont aujourd’hui réprimés, arrêtés sans égard pour tous les risques qu’ils prennent dans leur métier.
Aussi, l’idée d’une autre marche sur Alger est en train de faire son chemin parmi les organisateurs. Cette option en vue de se faire entendre est revenue dans les discussions entre gardes communaux dimanche et lundi. La raison ? Le gel de leur salaire par le ministère de l’Intérieur. Si marche il y a elle interviendra avant le ramadhan, selon le quotidien Le Soir d’Algérie. Soit ces jours-ci. Seulement cette fois, les gardes communaux de toutes les wilayas se joindront à l’action. Alors il faudra s’attendre encore une fois au déploiement des forces de sécurité pour empêcher les hommes bleus d’atteindre la présidence.
Yacine K.
