Le Matin d'Algérie

François Hollande n'est pas pressé de rencontrer les dirigeants algériens

On parle beaucoup à Alger de la prochaine visite du nouveau président français François Hollande sur lequel repose bien des espoirs de «désenclavement» du régime algérien. Or le climat en France est bien différent. Selon l’hebdomadaire l’Express, «la planification des visites de François Hollande et Laurent Fabius à Alger reste très floue. Ce qui ne laisse présager rien de bon quant à l’avenir du couple franco-algérien.» 

Le déplacement en Algérie? « Nous avons d’autres priorités« , répond-on à Paris. Sa visite « n’est pas encore inscrite à l’agenda officiel« , répond prudemment l’Elysée.

Censé préparer ce déplacement, même le voyage de Laurent Fabius à Alger, prévu mi-juillet, n’est pas encore planifié. Interrogé par L’Express, le Quai d’Orsay n’a pas de détails à donner sur cette visite et estime avoir « d’autres priorités« .

« Je ne suis pas surpris de l’absence de François Hollande à la commémoration officielle. C’est d’une grande banalité« , constate Jacques Duquesne. Ce dernier, très pessimiste, estime que l’amélioration des relations franco-algériennes « dépend du pouvoir en place en Algérie« .

« Tant que la génération Bouteflika, cette génération d’anciens combattants, sera au pouvoir, rien ne se passera. Il y aura toujours cette rancoeur« , explique-t-il.

Le changement, ce serait pour après? « Je ne crois pas« , répond Jacques Duquesne. « La nouvelle génération est étouffée car l’Algérie n’est pas un pays libre. Je crains qu’un changement de génération au pouvoir ne fasse pas évoluer les relations franco-algériennes« , conclut-il, pessimiste.

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