Le Matin d'Algérie

Mali : l'Onu ne veut pas d'une intervention militaire dans l'Azawad

Le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pas soutenu la résolution apportée mardi par l’Union africaine et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest qui est de créer une force d’intervention au Mali.

De son côté, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, récemment en visite en Algérie, essaie de trouver une solution pour résoudre le conflit du Nord-Mali. Des discussions concernant la situation du Nord-Mali ont eu lieu, mardi, au Conseil de sécurité des Nations unies. Des représentants du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avaient appelé l’Onu à soutenir « en toute urgence » une opération destinée à rétablir l’intégrité territoriale du Mali. L’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) souhaitent créer une force d’intervention et envoyer des troupes au Nord du pays sous mandat de l’Onu. Néanmoins, l’Onu semble réticente à une intervention militaire dans cette région tenue par des rebelles touaregs et des groupes islamistes.

Sans rejeter l’idée d’une intervention par le biais de cette force, l’Onu s’interroge sur le coût, les véritables raisons, le cadre et les éventuelles conséquences politiques et sociales d’un déploiement militaire massif au Mali. Un diplomate membre de l’organisation estime que « l’Onu doit en savoir davantage sur les objectifs de la force, comment elle sera mise en œuvre et quels seront ses soutiens logistiques et financiers ». De nouvelles discussions sur la situation au Mali devraient se dérouler cette semaine au Conseil de sécurité. Les membres de l’UA et de la Cedeao devront fournir davantage d’informations afin d’avoir le soutien de l’Onu. Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre du Mali, essaie de trouver une solution aux problèmes du Nord.

« Alors que l’aide bilatérale de la France comme celle de l’Union européenne ont été suspendues suite au coup d’Etat du 22 mars dernier« , le ministère français des Affaires étrangères a soulevé « la question des conditions et des modalités d’une reprise future de l’aide internationale« . Laurent Fabius doit aussi recevoir vendredi le Premier ministre malien par intérim, Cheikh Modibo Diarra, en visite en France.

Le président Dioncounda Traoré se trouve depuis le 24 mai en France pour des examens médicaux, après avoir été frappé et blessé le 21 mai dans son bureau à Bamako par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir. Il doit conduire la transition pour une durée d’un an, après un coup d’Etat militaire le 22 mars.

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