Aujourd’hui, Lundi 28, l’heure était au briefing, aux comptes rendus des dix derniers jours de grève, et au débat. Nous avions abouti à la décision de reprendre nos cours pour ne pas aggraver notre retard, en vue d’une nouvelle grève prévue celle ci pour la semaine prochaine.
Depuis hier, 27 Janvier, la reprise des cours commençait déjà à se faire petit à petit. Difficilement, les élèves ont rejoint leurs classes. Cela parce que l’anarchie gagnait notre mouvement, nous menaçant de nous éloigner de notre but premier : réussir notre examen du bac.
La décision du ministre nous a agréablement surpris, à savoir, en plus de nous tester sur le programme réalisé durant l’année scolaire − ce qui ne nous avait pas convaincus−, nous prévenir avant nos grandes révisions du mois de mai de l’aboutissement des sondages qui auront été effectués auprès des différents établissements. Benbouzid est sûrement conscient qu’en prenant cet engagement auprès de nous, il n’aura pas autre choix que de le remplir, au risque de nous voir exécuter nos menaces de boycotter le baccalauréat.
Cette mesure est assez surprenante, et il est probable que ce soit l’élargissement du mouvement au sud (Adrar) qui l’ait précipitée.
Seulement, la suppression de la Chariaâ (ou au moins la rendre optionnelle) n’a pas été évoquée, malgré que cela fasse bel et bien partie de nos revendications.
Il est probable qu’à cause du temps que nous avons perdu jusque-là, nous fermions les yeux sur cette négligence, dans l’espoir que de son côté le ministre respectera ses promesses.
Nous prendrons une décision finale demain. Et nos vies de lycéens reprendront doucement leurs cours normal.
Sarah de Tizi-ouzou