Le Matin d'Algérie

Elections législatives : le dernier clonage parlementaire

Le clonage politique vise à obtenir d’un parti unique comme cellule souche des embryons clonés sous forme de satellites politiques pour espionner, localiser, encadrer et martyriser les forces démocratiques.

De leur appartenance biologique à la cellule mère, ils agissent inconsciemment dans le sens de séparer le peuple de sa mémoire collective, de décomposer l’unité de la nation et d’imposer à la patrie la loi de l’idéologie dominante par la force et la négation du pouvoir.

Le clonage politique à partir du parti unique débouche sur des partis malformés, des situations d’avortements ou de fausses couches, certains partis qui voient le jour dans la précipitation souffrent d’anomalies, terminent en vieillissement prématuré et demeurent en position stationnaire à titre de prestataire de service pour meubler la scène politique et confisquer la démocratie au peuple.

Exposer un peuple au clonage politique pour raison d’attachement au pouvoir, d’égoïsme et d’égocentrisme n’est pas prendre un risque inconnu, c’est mettre en péril l’avenir du peuple et isoler la patrie de sa jeunesse et de ses forces vives.

D’un parlement à sens unique au parlement avec des partis clonés à plusieurs sens, mais dans une direction unique. Notre Algérie et notre peuple se préparent dans les jours à venir à surmonter avec douleur une autre épreuve face à l’élection d’un dernier hémicycle au clonage parlementaire.

La génération de la politique de la confiscation, de la falsification, de l’amour du pouvoir avant la patrie, du clanisme, de régionalisme, du clientélisme, du patrimonialisme et prédation quittent la barre du commandement pour un dernier voyage sans pouvoir en laissant notre patrie sous les ruines de la politique de la terre brulée, une stratégie de guerre contre les forces de l’avenir et le droit au peuple d’avoir une justice de droit.

De l’élection à listes uniques à l’élection à venir aux listes uniques, des listes qui se discutent au club des pins et dans des palaces sur les hauteurs d’Alger autour d’un méchoui et de thé à la menthe, face à une population qui agonise dans la pauvreté et le désespoir.

Ce dernier clonage parlementaire est le substitut du vide dans un vide politique, un recrutement d’agents pour fonction de députés au service de l’exécutif en vue de protéger ce dernier de la prise de conscience du peuple, un paravent avec un paysage démocratique, une supercherie pour mentir aux enfants en bas âge.

Le recrutement est conditionnel à la capacité d’obéissance aux ordres et aux intérêts de la classe dirigeante, au niveau d’instruction qui doit être à hauteur du fondamental pour honorer les efforts de notre ministre de l’Education nationale, de l’absence de maîtrise des concepts de la politique, de l’économie, de la culture et des chiffres pour éviter de comprendre la manipulation du Trésor public, les recettes de la Sonatrach, les marchés publics, les commissions, les sous-commissions et finalement la corruption.

Dans cette plage de recrutement, le pouvoir sollicite des députés gentils, sans antécédents problématiques et sans couleur politique. Des fonctionnaires qui pensent dans la direction de la cellule mère, fidèle à la secte et être en mesure de se reproduire dans les conditions socio-politiques à haut risque et le respect des normes de la dictature et de la privation.

Le citoyen a des droits : de penser, d’expression, d’association. Il peut également prendre part à la vie publique en choisissant les élus qui vont le représenter : c’est le droit de vote.

Dans la perspective de cette définition, je vous invite à réfléchir de cet acte civique et le droit de respecter ce droit. Pour que ce droit ne soit pas une caution pour donner droit à ceux qui n’ont pas de droit.

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