La colère des lycéens d’Algérie est en train de s’amplifier et de se durcir. Hier, des centaines d’élèves venus d’une dizaine de lycées d’Alger, ont répondu à l’appel de la coordination des lycées de la capitale et organisé une marche vers le ministère de l’Education nationale, encadrée par un important dispositif des forces anti-émeute qui n’a pas hésité à molester les manifestants. Les assurances, la veille, du ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, n’ont pas convaincus les élèves qui ne décolèrent pas face à la surcharge des programmes dont ils réclament un allégement. L’appel lancé par le ministre de l’Education nationale invitant les lycéens au calme et promettant que «les sujets d’examen du baccalauréat seront non seulement conformes aux nouveaux programmes, mais également au contenu effectivement dispensé au niveau national» n’a trouvé aucun écho auprès des lycéens qui n’accordent aucun crédit à la parole de leur tutelle. Les lycéens de Constantine, de Bejaia, de Tizi-ouzou , Bouira, Ain Temouchent,Oran, de Annaba ont revendiqué dans la rue, outre la réduction des programmes, le renforcement de l’encadrement pédagogique dans certaines matières.
Les lycéens d’Algérie manifestent contre des programmes surchargés et des effectifs pédagogiques allégés
