Le Matin d'Algérie

Les services de l'état civil encore en panne de documents officiels à Oran

Les daïras renouent avec la pénurie de formulaires d’état civil, l’imprimerie nationale est pointée du doigt.

Les services de l’état civil de plusieurs communes de la wilaya d’Oran connaissent une pénurie de documents officiels, ce qui réduit leur capacité à répondre favorablement aux sollicitations des citoyens. Le problème est récurrent. La réforme pour une meilleure efficacité des services administratifs de l’Etat est loin de répondre aux attentes des Algériens. En la matière les collectivités locales accusent un retard énorme. En dépit de la réccurence du problème, aucune réflexion n’est sérieusement engagée pour soulager les citoyens. Et à chaque veille de rentrée scolaire par exemplaire, la tension sur certains formulaires administratifs devient vive.

Plusieurs personnes que nous avons rencontrées ont dénoncé cette situation en affirmant que des agents de certaines communes n’hésitaient pas à leur remettre des documents vierges en leur demandant de les photocopier. « Pour avoir deux extraits de naissance, un agent m’a remis un document vierge en me demandant d’aller le photocopier« , nous a confié un citoyen. Ainsi, les citoyens de la daïra de Gdyel sont contraints ces derniers jours de faire le tour des différentes annexes dans l’espoir de trouver des imprimés vierges afin de se faire délivrer un document de l’état civil. En effet, depuis un certain temps, une pénurie de formulaires de fiches familiales et d’actes de naissance suscite la colère de nombreux citoyens de cette daïra et plus particulièrement Aïn El Bia, d’Arzew.

Devant une administration incapable de répondre à leurs doléances, les citoyens se sentent perdus. Sans information, ni comment dégoter ces précieux documents nécessaires pour la vie civile et professionnels, les citoyens ne savent plus où donner de la tête. Des promesses ont été pourtant données de remédier à cet épineux problème. Mais la pénurie persiste, au grand désespoir des Algériens. De fait, les citoyens se posent des questions sur la numérisation des registres matrices, la délivrance des actes de naissance sur place, au moment même de la demande, alors qu’on est même pas capable de maîtriser la gestion des stocks de ces imprimés.

Pendant qu’au ministère de l’intérieur et des collectivités locales, on communique à tout-va sur les prochaines élections législatives, le parcours du combattant continue pour les demandeurs de documents administratifs. Du coup, il est du bon droit de se poser la question : s’il on est incapables d’assurer le service d’état civil le plus simple, autrement dit octroyer des papiers aux citoyens, comment peut-on se targuer de vouloir organiser une élection transparente et au-dessus de tout soupçon de fraude ?

Medjadji H.

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