Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), M. Farouk Ksentini, a indiqué que le rapport sur la situation des droits de l’homme en Algérie met en relief la situation du front social, qu’il a qualifiée d’ »alarmante ».
« Nous le disons fraternellement et nous ne voulons attaquer personne par notre constat » sur le front social, a-t-il souligné, soutenant que « cette inquiétude est suscitée par le nombre de requêtes que la Commission reçoit de la part des citoyens ».
Il a indiqué, à ce sujet, qu »’une tension importante est perçue en ce qui concerne les droits sociaux », ajoutant que « le logement, l’emploi, la santé et l’éducation sont autant de secteurs qui suscitent nos inquiétudes ».
« Il y a aussi la cherté de la vie », a-t-il encore ajouté, relevant que « le coût de la vie devient un problème fondamental dans ce pays ».
Plaidant pour la prise en charge « urgente » de ces problèmes, le président de la CNCPPDH a indiqué que les responsables « sont conscients de la gravité de la situation ».
Evoquant le problème des Harraga (l’émigration clandestine), M. Ksentini a soutenu que « la situation de la jeunesse est, aussi, inquiétante à cause de l’absence de débouchés ».
« Nous sommes certains qu’une suite favorable sera réservée à ce volet de notre rapport », a-t-il estimé, expliquant que le constat du CNCPPDH a pour objectif « d’inciter » les responsables à « aller vite dans les solutions mises en œuvre pour résorber ces problèmes ».
