La presse française n’a, curieusement, accordé aucune importance à la visite à Paris du ministre de l’Intérieur algérien Noureddine Yazid Zerhouni. Les chaînes de télévision l’ont superbement ignorée et, en dehors d’un filet dans Le Monde, la presse écrite n’en a soufflé mot.
Le seul intérêt qu’ont trouvé les journaux parisiens dans cette visite a été la confirmation par le ministre de l’Intérieur que le fondateur du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Hassan Hattab s’est « rendu » aux autorités algériennes fin septembre.
Pour le reste, autant la rencontre avec Mme Michèle Alliot-Marie, la ministre française de l’Intérieur, que les différents contacts avec les responsables du contre-espionnage français n’ont enthousiasmé les médias.
Les « mises au point » de Zerhouni sur la nature du terrorisme en Algérie et ses « assurances » sur « la stabilité » dans le pays n’ont retenu l’attention d’aucun reporter, comme s’il s’agissait de contre-vérités « ordinaires » de la part du régime algérien.
Comme pour leur donner raison, et au moment même où Noureddine Yazid Zerhouni animait la conférence de presse, tombait l’information selon laquelle les familles de ressortissants français travaillant pour Michelin en Algérie ont été rapatriées, par crainte d’une détérioration de la sécurité dans le pays. Et cette information là, tous les titres parisiens l’ont reprise et commentée.
