La pétition signée par le gotha d’Alger a quelque chose de pitoyable et de ridicule.
En voulant, par un tintamarre inaudible au-delà des frontières du marais algérois, influer sur la justice helvétique, les signataires se couvrent de ridicule pour deux raisons : la première qui rappelle à tous égards la réaction outrée et fantasque de cet hurluberlu de Kadhafi après les frasques de son ébouillanteur de fils, protégé et choyé, ici même, par ses parrains ; la seconde, c’est parce qu’habitués aux passe-droits en tous genres, ces pétitionnaires, panel de tout ce que le régime des flics et de la bastonnade a d’abject, croient avoir affaire à la justice – plutôt l’injustice devrai-je dire – rendue par nos tribunaux et cours infestés de juges et procureurs corrompus jusqu’aux os.
Le pitoyable, c’est cette venue à la rescousse pour dédouaner un membre d’un clan pratiquement laminé aujourd’hui, qui de l’aveu même d’officiers supérieurs du DRS, a créé de toutes pièces une contre-insurrection. Les GIA étaient une énigme jusqu’en 1995 ; après, tout le monde avait compris que la collusion était parfaite. Il n’y a qu’à voir « l’accumulation primitive » faite durant ces années par les deux bords et qui génère aujourd’hui une inflation intenable, une bulle spéculative sur l’immobilier, et enfin le manque de liquidités chronique.
Cette liste à laquelle manque la signature de Khalida Messaoudi, papesse de la minijupe et de la khamsa (main de Fatima), celle qui a bâti sa colossale fortune sur le « qui tue qui« , et renié son passé pour être près du derviche. Trop près même. Elle devrait être aux avant-postes pour défendre ses god father …
Où étaient ces âmes offusquées aujourd’hui lorsque la justice était traînée dans la boue des milliers de fois, dans les affaires de Benyoucef Mellouk, Mohamed Benchicou, Djellouli et les milliers d’anonymes, soumis au diktat de la chkara et de l’injustice ?
Rebouhi Lahbib
