Le Matin d'Algérie

L’Algérie en décembre 2011 : une panne générale du pouvoir

Il sera allé jusqu’au bout de l’année 2011. Mais à quel prix ? Le régime algérien en a-t-il pour encore longtemps ?
Débat ouvert.

Il y a quelques jours, le politologue algérien Rachid Tlemçani, interrogé par un confrère à propos des perspectives de réformes dans notre pays, faisait ce constat terrible suivant : « Le véritable problème, c’est que la nature du pouvoir politique en Algérie est foncièrement conservatrice et liberticide« .

C’est, à peu de nuances près, l’analyse qui s’impose à tous les observateurs attentifs qui relèvent que l’attentisme, les improvisations algériennes et les provocations-régressions contre les libertés publiques peuvent enfanter à tout moment un cauchemar semblable à celui des années 1990.

Abdelaziz Rahabi résume lucidement la posture actuelle de ceux qui nous tiennent lieu de gouvernants : « Le régime a toujours une lecture sécuritaire des mouvements sociaux. Nous n’avons pas compris qu’il y a une accélération de l’histoire« .

L’aspect le plus dramatique est dans le fait que l’Algérie de décembre 2011 semble frappée simultanément de deux pannes : sur le plan interne les seules réponses sont la carotte ou le bâton et sur le plan externe la honte n’a d’égale que le ridicule.

Bachir Dahak

Docteur en droit

Président de Somis

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