Le Matin d'Algérie

Syrie : treize tués dans deux attaques distinctes mercredi

Treize personnes ont été tuées mercredi dans la province syrienne de Hama lorsque l’armée a ouvert le feu sur une voiture, puis dans une embuscade menée en représailles par des déserteurs, ont annoncé des opposants au régime du président Bachar Al Assad.

Selon l’Organisation syrienne des droits de l’homme, basée en Grande-Bretagne, des déserteurs de l’armée ont tendu une embuscade à un convoi de quatre jeeps militaires, faisant huit morts parmi les soldats. Peu auparavant, une attaque de l’armée contre une voiture avait fait cinq morts.

Selon les Nations unies, plus de 5.000 personnes ont péri depuis que le régime de Bachar al Assad a commencé à réprimer les manifestations d’opposants. Le clan Assad, de confession alaouite, dirige la Syrie depuis quarante ans. Les manifestations, inspirées par celle du « printemps arabe » en Afrique du Nord, ont débuté dans la ville de Deraa, dans le sud du pays, au mois de mars.

Les opposants, qui demandaient initialement de simples réformes, réclament désormais le départ d’Al Assad. Leur mouvement s’est depuis armé avec le soutien de déserteurs de l’armée, et le risque de guerre civile s’est accru. Selon le bilan du gouvernement syrien, plus de 1.100 membres de l’armée, de la police et des forces de sécurité ont été tués. Les médias officiels annoncent quotidiennement, funérailles militaires, heurts avec des groupes armés et découvertes de caches d’explosifs.

Les Etats-Unis et la France ont appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à réagir face à l’accroissement rapide du nombre de tués. La Syrie dispose toutefois encore du soutien de plusieurs alliés. La Russie et la Chine ont fait barrage aux efforts occidentaux pour faire condamner Damas au Conseil de sécurité.

L’Iran en soutien

Mercredi, l’Iran a, en outre, lancé un signe de soutien à la Syrie avec la visite à Damas du ministre iranien du Développement urbain, Ali Nikzad, a rapporté l’agence syrienne Sana. Ce dernier a assuré que Téhéran se tiendrait aux côtés de Damas et soutiendrait « son économie et ses positions face à la grande conspiration qui vise la Syrie« . Selon Sana, la visite de Nikzad suivait l’approbation au « Majlis » (Parlement iranien) d’un accord de libre-échange entre les deux pays.

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