Le Matin d'Algérie

Feghouli, l’ancien patron de la Sonatrach, écope d'un an de prison

L’ancien DG du groupe public algérien Sonatrach, Mohamed Meziane, a vu sa peine confirmée mercredi par la justice à deux ans de prison dont un ferme pour malversations et à une amende, selon un correspondant de presse.

La décision prise par le Tribunal d’Oran qui était chargé de juger l’affaire qui remonte à octobre 2007, a été contestée par le parquet et la défense qui ont annoncé leur intention de déposer un recours auprès de la Cour suprême. La défense conteste ces condamnations mais le parquet les juge trop légères. M. Meziane, qui a dirigé la Sonatrach durant sept ans, a vu l’amende qu’il avait écopée confirmée à 500.000 dinars (environ 5000 euros).

D’autres responsables de cette compagnie également jugés en appel ont vu leur peine confirmée. Abdelhafid Feghouli, qui occupait la vice-présidence du groupe et avait succédé à M. Meziane comme PDG par intérim, a été condamné en appel à la même peine soit un an de prison dont huit mois avec sursis et 200.000 dinars d’amende. Abdelhafidh Feghouli était réputé pour être un des plus proches de l’ex-ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil (viré du gouvernement le 28 mai 2010). Il faisait même partie du cercle de responsables que Chakib Khelil avait installés à son arrivée au très convoité département de l’Energie. Au lendemain du scandale qui avait éclaboussé l’équipe dirigeante de Sonatrach, Feghouli a été nommé par intérim avant de céder sa place à Nordine Cherouati. Ce dernier vient lui d’être débarqué par le président en personne.

Trois autres accusés, Benamar Touati, ex-PDG de la Société de Conditionnement et de Commercialisation des Gaz industriels – Cogiz -, filiale à 100% de Sonatrach, Mekki Henni, ex-chef de département des études et développement de Sonatrach (Aval) et Nechnech Tidjini, ex-Directeur général de la Société algéro-française d’Ingénierie et de Réalisations (Safir, de droit algérien) – dont les capitaux sont détenus à 51% par Sonatrach et Sonelgaz -, avaient tous écopé de la même peine de un an de prison dont quatre mois fermes.

En octobre 2007, un contrat avait été signé de gré à gré selon une procédure illégale entre Cogiz et Safir pour la réalisation d’un centre de stockage d’azote liquide.

Y.K/AFP

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