Les anciens du Front islamique du salut ne comptent pas arrêter de faire de l’islamisme politique. C’est leur ancien leader qui vient de l’affirmer dans une déclaration.
L’ancien dirigeant du FIS dissous Abassi Madani, 80 ans, a annoncé mardi son intention de contester auprès d’institutions internationales une loi interdisant aux anciens militants du Front islamique du salut (FIS) de reconstituer un parti.
Dans un communiqué publié à Doha, où il est vit désormais, Abassi Madani, a estimé que cette loi violait « les conventions internationales sur les droits politiques et civiques » et appelé les partis algériens à la rejeter.
Les députés ont commencé le 23 novembre l’examen d’une loi sur les partis politiques, qui interdit la reconstitution du FIS. Et selon la nouvelle loi adoptée mardi à la majorité, grâce au vote du FLN et du RND, « il est interdit à toute personne responsable de l’exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale de créer un parti politique ou de participer à sa création ou de siéger dans ses instances dirigeantes », en allusion aux militants de l’ex-FIS, dissous en 1992, après le début des violences islamistes en Algérie.
« Toute personne ayant participé à des actes terroristes ou à toutes actions de violences et de destructions visant la nation et les institutions de l’Etat », est concernée par cette interdiction, selon le texte de loi. L’ancien dirigeant du Front islamique du salut est absent du pays depuis sa libération en 2003. Il s’est installé un temps en Arabie saoudite, en Malaisie puis au Qatar où il bénéficie du soutien des familles régnantes.
Yacine K/AFP
