Alors que le gouvernement algérien a accusé le Maroc de vouloir impliquer Alger dans l’envoi de mercenaires dans le conflit libyen, Rachida Dati, députée européenne, vient de soutenir l’appel de Mohammed VI à une normalisation des relations entre l’Algérie et le Maroc.
Alors que le gouvernement algérien a accusé le Maroc de vouloir impliquer Alger dans l’envoi de mercenaires dans le conflit libyen, Rachida Dati, députée européenne, vient de soutenir l’appel de Mohammed VI à une normalisation des relations entre l’Algérie et le Maroc.
La députée européenne Rachida Dati, ex-ministre de la Justice sous le gouvernement de l’actuel chef du gouvernement Français Fillon, maire du 7e arrondissement de Paris depuis le 29 mars 2008 et députée européenne depuis le 14 juillet 2009, a appelé , dans un communiqué rendu public jeudi, suite aux déclarations importantes faites par Taïb Fassi-Fihri, ministre marocain des Affaires étrangères, à une normalisation complète des relations avec l’Algérie.
Elle a soutenu l’appel du roi du Maroc Mohamed VI qui avait exhorté le régime algérien à une « normalisation totale des relations entre les deux pays ». Cet appel de Mohamed VI lors d’un discours marquant le 36ème anniversaire de la « marche verte » dessine selon elle, « les contours d’un nouveau Maghreb » intervient dans un contexte marqué par des « élections historiques au Maroc » constituant, selon elle, « une preuve qu’une nouvelle ère s’ouvre dans la région et qu’un nouvel ordre est entrain de se dessiner ». Les frontières terrestres demeurent fermées par une décision unilatérale de l’Algérie en vigueur depuis 1994 suite aux accusations de responsables marocains imputant un attentat à Marrakech aux services secrets algériens. Mais c’est, sans doute, la question du Sahara occidental qui continue de diviser profondément les deux pays. Le régime algérien continue de soutenir diplomatiquement et militairement le mouvement indépendantiste sahraoui Polisario alors que la bande du Sahara annexée par le Maroc en 1975 est considérée par le Maroc comme sa «province». « L’engagement pionnier de ces deux pays pour l’intérêt général des peuples est incontestablement un exemple pour l’ensemble des pays du monde arabe », a ajouté Rachida Dati.
M. Fassi Fihri a eu, mercredi dernier, à Rabat, des entretiens avec son homologue algérien, Mourad Medelci, en marge du forum arabo-turc. « Le processus de consolidation des relations maroco-algériennes, inscrit dans une feuille de route voulue au plus haut niveau, traduit les aspirations des deux peuples frères et procède d’une vision commune », a déclaré M. Fassi Fihri à l’issue de ces entretiens. Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne s’est dit « satisfait » du processus de consolidation des relations entre les deux pays.
Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait déclaré le mois de main dernier à Alger que l’ouverture des frontières terrestres avec le Maroc n’était pas à l’ordre du jour, accusant au passage Rabat de chercher à impliquer Alger dans le conflit libyen : « Ces derniers temps on observe (…) des déclarations de l’agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux Etats-Unis pour vouloir impliquer l’Algérie dans l’envoi de mercenaires en Libye, dans l’envoi d’armes en Libye« , avait-il dénoncé dans une conférence de presse.
R.N
