Le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan, était assassiné Abane Ramdane, le chef idéologique et politique de la résistance algérienne, l’architecte du Congrès de la Soummam et de la Révolution. Ses assassins ? Les 3 B : « Ben Tobbal, Belkacem et Boussouf », ses « frères d’armes ». La cause ? Abane Ramdane était un obstacle au pouvoir militaire, un adversaire de la confiscation du pouvoir par l’état-major. Il a réussi à faire admettre la devise « primauté du politique sur le militaire ».
Il fallait donc l’exécuter. Cinquante ans après le régime algérien ne veut toujours pas reconnaître ce crime politique.
Son corps, disparu, a bien été symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être « inhumé » au carré des martyrs du cimetière d’El Alia, à Alger. Mais sa mort demeure un tabou solidement entretenu.
Un secret qui ne résiste pas au temps…
Avec l’histoire de l’assassinat de Abane Ramdane se déroule, en même temps, l’histoire de la confiscation de l’indépendance…L’histoire d’un peuple spolié de sa victoire et qui, un demi-siècle après, attend toujours qu’on la lui rende.
Le Matin
Abane Ramdane : Le Matin lance le débat-vérité autour de l’homme, son oeuvre, ses idées et son assassinat.
