Le Matin d'Algérie

Les déclarations de Banki Moon et de l’Union européenne : un désaveu de la « réconciliation nationale » de Bouteflika

A qui s’adressait Ban Ki-moon en déclarant à Alger que « le terrorisme ne saurait être justifié » et que « ce fléau doit être condamné par l’ensemble de l’humanité » ? Beaucoup ont vu dans cette sortie du secrétaire général des Nations unies une désapprobation de la politique de « réconciliation nationale » de Bouteflika. Surtout que Ban Ki-moon a, immédiatement après, appellé l’Algérie à intensifier la lutte contre le terrorisme. « Il est d’une importance cruciale que l’Algérie et l’ONU coopèrent étroitement dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il déclaré.

Lundi, à Paris, à la conférence des donateurs en faveur des Palestiniens, M. Ban avait affirmé: « Les attentats d’Alger ne nous décourageront jamais d’accomplir la tâche vitale qui est la nôtre partout dans le monde, quelles que soient les menaces qui pèsent sur notre personnel ».

Ces déclarations de M. Ban sont à rapprocher de celle du Premier ministre portugais, José Socrates, président du Conseil européen, qui a appelé à combattre « la barbarie » dans une lutte commune avec l’Union européenne (UE). »Je voudrais au nom de l’UE et du Portugal dire que nous sommes disposés à apporter toute notre coopération et tout ce qui est nécessaire pour lutter contre cette barbarie (terrorisme) », affirmait-t-il, à l’issu de ses entretiens qui ont vu la participation du chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci.

Ces propos sonnent comme une réplique à ceux du chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem qui avait affirmé, au lendemain des deux attentats, que l’Algérie allait poursuivre la politique de « réconciliation nationale. »

L.M.

Quitter la version mobile