Onze personnes ont été tuées vendredi dans des affrontements dans la province de Hama (centre) et huit autres dans la région de Homs (centre), alors que plus de 250 chars sont entrés à Rastane, une ville proche, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
« Huit civils ont été tués vendredi dans la région de Homs », par les balles des forces de sécurité ou au cours de perquisitions dans plusieurs quartiers de la ville et des localités alentours, a annoncé l’OSDH, basé au Royaume-Uni. L’un d’eux a été tué par les forces de sécurité qui tentaient de disperser des défilés hostiles au régime du président Bachar al-Assad à Homs, ont rapporté des militants.
« Cinq civils et six militaires et agents de sécurité ont été tués aujourd’hui dans le village de Kafar Zita, dans le gouvernorat de Hama, dans des affrontements qui ont opposé des soldats et des agents de sécurité d’un côté, et des déserteurs de l’autre », a ajouté l’OSDH, citant des militants sur place.
D’autre part, « les forces armées accompagnées de plus de 250 chars et blindés ont pris d’assaut la ville de Rastane », située entre Hama et Homs, où une véritable guerre oppose depuis quatre jours l’armée à des déserteurs, a ajouté l’OSDH, dans un communiqué.
Des milliers de Syriens ont manifesté vendredi sous le slogan « la victoire pour notre Syrie et notre Yémen » et un jeune manifestant a été tué par les forces de sécurité qui tentaient de disperser les défilés à Homs (centre), ont rapporté des militants. Les protestataires ont appelé à la chute du régime et clamé leur solidarité avec la ville de Rastane, selon les militants.
La répression de la révolte populaire, lancée mi-mars et qui réclame la chute du régime du président Bachar al-Assad, a fait plus de 2.700 morts selon l’ONU.
AFP
