Le Matin d'Algérie

Le retour du Matin chaudement salué par les lecteurs

Le bonheur ému et généreux de Hakim : « Félicitations pour le new site, bon courage à toute l’équipe, sachez que vous n’êtes pas seul, on est avec vous et s’il y a une participation financière un jour, je suis là, avec mes modestes moyens; et un jour nous vaincrons ! » Un jour nous vaincrons ? Rédha n’en doute pas : « Vive le Matin, vive l’Algérie libre et elle le sera inchallah ! », jure-t-il en un serment résolu que reprend Hcinu : « Avec Le Matin, nous contribuerons à vous dire la vie des Algériens en Algérie et à nous des jours meilleurs ! » Comment ne pas les croire ? Car ce peuple qu’on malmène n’a toujours pas appris à désespérer…

Et c’est là, comme dirait l’artiste, toute la chatoyante couleur de sa force. Ne jamais se résigner à la fatalité de la nuit, comme l’écrit, à sa manière, Ghenima : « Très franchement avec le journal Le Matin, je me sens un peu sortir de ma prison, m’évader du désert culturel; bravo pour ce redémarrage et que Le Matin continue de défricher le terrain et nous tracer le chemin de l’ouverture et de la liberté et de la délivrance… » Trop élogieux ? Sans doute.

Mais réconfortant à lire pour l’impensable espoir que le retour d’un journal, un simple journal qui se réclame du « devoir de vérité » peut relancer dans les coeurs éprouvés. Disons-le : nous nous sentons à la fois très inférieurs à la réputation qu’on nous fait l’amabilité de nous prêter et impatients d’en être dignes. Comment y arriver ? Ghania Hammadou, qui fut la première rédactrice en chef du journal, et qui sait mieux que quiconque décrire l’âme du Matin, l’expliquera mieux que nous dans son prochain éditorial. En attendant, nous essayerons de renouer avec une liberté oubliée et d’honorer les attentes d’un public qui, tôt ou tard, finira par avoir le dernier mot.

L.M.

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