Quatre ou cinq assaillants étaient retranchés dans un bâtiment d’où ils ouvraient le feu en fin de journée dans le centre de Kaboul, où les talibans afghans ont lancé des attaques suicide visant notamment le QG de la force de l’Otan, près de l’ambassade américaine, selon la police.
Les insurgés retranchés sont armés de mortiers et de fusils d’assaut, a précisé à l’AFP Mohammad Zahir, le chef de la police criminelle de la capitale afghane. « Il y en a quatre ou cinq, les combats sont toujours en cours, ils sont dans un bâtiment« , a-t-il précisé.
Un journaliste de l’AFP se trouvant non loin des lieux de l’attaque a indiqué que les tirs provenaient de plusieurs étages du bâtiment. Le secrétaire général de l’Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen a déclaré mardi qu’il faisait « confiance » aux autorités afghanes pour faire face aux talibans.
« Nous suivons la situation avec attention. Nous faisons confiance aux capacités des autorités afghanes à faire face à cette situation« , a déclaré M. Rasmussen devant la presse au siège de l’Otan à Bruxelles.
Les violentes explosions entendues en milieu d’après-midi avaient cessé en fin de journée mais les tirs d’armes automatiques retentissaient toujours dans le quartier huppé où sont situés, outre le QG de la force internationale de l’Otan (Isaf) et l’ambassade des Etats-Unis, de nombreuses autres représentations diplomatiques, des bâtiments administratifs et les résidences et bureaux de nombreux expatriés.
Au début des combats, les déflagrations semblaient provenir de plusieurs endroits distincts dans la capitale, laissant penser que les assaillants visaient plusieurs objectifs, ont rapporté les journalistes de l’AFP sur place.
« Le QG de l’Isaf est la cible d’une attaque en ce moment« , a déclaré par téléphone à l’AFP une source militaire occidentale, sous couvert de l’anonymat. Selon un témoin, joint par l’AFP, des assaillants ont pris position dans un grand immeuble en construction, proche d’une base de l’armée afghane.
« Nous menons une attaque suicide massive visant les bureaux des services de renseignements étrangers et afghans« , a écrit Zabiullah Mujahid, le porte-parole des talibans, dans un SMS envoyé à l’AFP peu de temps après les premières explosions.
