Ces mesures seront présentées lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays arabes au Caire. Cinq personnes ont été tuées samedi par les services de sécurité.
La Ligue arabe est convenue avec le président syrien Bachar Al-Assad d’une série de mesures destinées à mettre fin à la répression du mouvement de contestation, et ces mesures seront présentées lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de pays arabes au Caire, a déclaré samedi l’organisation panarabe.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil El-Arabi, a déclaré à son retour au Caire après une brève visite à Damas samedi qu’il avait exhorté le chef de l’Etat syrien à « accélérer les projets de réformes au moyen d’un calendrier qui fera comprendre à tous les Syriens qu’il est passé à une nouvelle étape« . Cependant, ce n’est pas la première fois que le président syrien donne son accord puis fait le contraire. Le SG de l’Onu en sait quelque chose.
Cinq personnes ont été tuées samedi dans le quartier de Bab Amro, dans la grande ville de Homs, au cours d’une opération conjointe de l’armée et des forces de sécurité, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, organisation d’opposition basée à Londres. En outre, un homme a été tué par balles par les forces de sécurité à un poste de contrôle de la province septentrionale d’Idlib, frontalière de la Turquie, a ajouté l’organisation d’opposition.
El Arabi, a rapporté l’agence de presse officielle syrienne Sana, a dit à Assad que la Ligue arabe « rejetait toute forme d’intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie » et que les deux hommes étaient convenus de moyens concrets pour accélérer l’adoption de réformes dans le pays.
El Arabi devait à l’origine se rendre à Damas mercredi, mais la Syrie, selon des diplomates arabes, avait demandé un report de sa venue, signe de sa crainte des critiques étrangères ou de quelque autre forme d’ingérence. Voici deux semaines, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe avaient demandé à la Syrie de s’employer à mettre fin aux violences et d’en « revenir à la raison avant qu’il ne soit trop tard« .
Des pressions s’exercent sur la Ligue arabe pour qu’elle s’exprime plus ouvertement sur la situation en Syrie, dans la foulée des autres soulèvements du « printemps arabe« , qui ont abouti au renversement de régimes autoritaires en Tunisie, en Egypte et, plus récemment, en Libye.
