A un certain temps l’Algérie devait demander des explications à la Libye de Kadhafi lorsqu’elle armait les Touaregs du sud et avait en tête le fameux projet du grand Etat du Sahel et lorsque les armes pour les maquis algériens venaient de Libye.
Aujourd’hui nous écrasons une larme de crocodile parce que Aïcha, la fille du despote, est enceinte. Comme si elle est la seule Libyenne à être enceinte en ces mois de conflit fratricide. Doit-on oublier ou passer l’éponge sur les frasques, les folies, les tortures d’Hannibal ? La presse étrangère en a fait écho bien avant la guerre civile.
La vérité est que nous n’avons pas su gérer cette affaire. Bougataya, l’envoyé du FLN présidé par le président de la République a assisté au congrès des tribus prêtant allégeance à Kadhafi, il n’y a pas longtemps. On cherche à prendre langue avec le CNT alors que Belkhadem a déclaré qu’avant que ce CNT ne parle de l’Algérie il lui faut accomplir ses ablutions (sacrée Algérie).
Que répondra l’Algérie lorsque le CNT demandera l’extradition des rescapés ? Rompre les relations diplomatiques, refuser et braver le courroux des maitres d’œuvre de cette révolution?
Le chat retombe toujours sur ses pattes. Se déjuger juste après est notre fort. Quel est donc ce pays tiers qui acceptera ce cadeau brulant qui risque le TPI. Pas le Maroc ; le Venezuela ou le Mali peut-être?
Tous les pays sont candidats au même scénario que ceux de Libye, de Tunisie, d’Egypte, Syrie,Yemen.Il reste le Venezuela de Chavez. ou le Zimbabwe du sénile Mugabe.
Arezki Maouche
