Le Matin d'Algérie

Le maire de Zéralda ne passera pas l'Aïd en famille

L’audience relative à la première affaire du maire de Zéralda s’est déroulée comme prévue le 29 août 2011. L’affaire qui était programmée à passer en premier a été retardée d’une demi-heure à la demande du procureur qui jusqu’à 9h 30 n’a pas vu venir la partie adverse. Mouhib Khatir, le maire de Zéralda, a été acquitté à l’issue de cette première affaire.

Après avoir examiné deux affaires, la juge a été contrainte de revenir à une seule affaire. La salle d’audience du tribunal de Hadjout était pleine et le public semble étonnée de la jeunesse de l’équipe qui aura à diriger cette séance eu égard à la gravité du cas.

Après avoir appelé à la barre le prévenu qui a rappelé sa filiation, la parole fut donné au collectif de la défense pour présenter les réserves de forme. Ces réserves étaient nombreuses et prouvaient que du point de vue des textes, le maire ne devrait même être dans cette salle, combien même il aurait commis la faute qu’on lui reprochait. L’accusé a relaté en détails les circonstances de son arrestation et a répondu aux questions du procureur et de ses avocats. Il a confirmé exactement ce qu’on décrit dans nos articles précédents que le Matindz a déjà publiés.

Le suivi attentif du déroulement de l’affaire par les avocats et le procureur a fait ressortir les points clés ci-après :

Pendant que le public présent s’étonne de ce cirque judiciaire, le procureur, une femme d’une trentaine d’années sans présenter de victime ni de témoins, reconnaissant les faits exposés par ses paires, se permet de pousser l’acharnement jusqu’à demander le maximum prévu par l’article 144 du code pénal, c’est à dire deux ans de prison ferme et 5000 DA d’amende. Ledit article donne la fourchette de deux mois à deux ans d’emprisonnement et de 500 à 5000 DA d’amende.

Il est clair que vers 12h 30, la juge, une jeune femme très courageuse ne pouvait qu’innocenter ce père de famille dans un brouhaha général du public présent. Mais les déboires du jeunes maire ne sont pas encore terminés et en dépit de son innocence établie, il ne passera pas l’Aïd avec sa femme et ses enfants. Pourquoi ?

Vers 14h30, comme si quelqu’un avait contacté la cours de Blida juste après le verdict du tribunal de Hadjout, la chambre d’accusation auprès de cette même cours confirme une deuxième fois son maintien en mandat de dépôt jusqu’au jugement de la deuxième affaire relative aux portables et dont la date n’est pas encore fixée. Il va donc retourner en prison malgré la légèreté prouvée de tous les dossiers. C’est ainsi que décidé le maître.

Rabah Reghis

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