Le caricaturiste syrien a été passé à tabac jeudi par des membres des forces de sécurité avant d’être abandonné sur l’autoroute à Damas. Ils croyaient l’avoir laissé pour mort.
Les hommes de main de Bachar Al Assad s’attaque à toute voix qui s’élève du peuple et critique le régime absolutiste d’Al Assad. Que l’on soit simple citoyen, écrivain ou militant des droit de l’homme c’est le même châtiment : le lynchage, l’emprisonnement, voire la disparition. Ali Farzat est un caritacuriste très connu en Syrie. Corrosifs, ses dessins font souvent mouche. Il vient de subir les foudres des sbires d’Al Assad.
Au lendemain d’une journée de violence en Syrie qui a fait une dizaine de morts parmi les civils, un célèbre caricaturiste, Ali Farzat, a été tabassé jeudi 25 août par des membres des forces de sécurité du régime de Bachar Al Assad.
Selon nos informations, des agents des services syriens ont enlevé à l’aube le dessinateur place des Omeyyades à Damas alors qu’il quittait en voiture son atelier pour se rendre chez lui. Les hommes ont dérobé le contenu de sa sacoche qui contenait quelques effets personnels. Ils l’ont ensuite mis dans un sac, embarqué dans une camionnette et emmené dans un endroit désert sur l’autoroute menant à l’aéroport. Il a été passé à tabac, ses mains et ses doigts ont été écrasés à coups de bottes et sa barbe partiellement rasée.
Abandonné là, des passants l’ont recueilli et emmené à l’hôpital Al Razi. Selon les témoignages, un agent de police venu recueillir la plainte à l’hôpital aurait posé la question à l’accueil : « Est-il mort ou pas encore?« . L’objectif était de le tuer, non de l’intimider, car ceux qui connaissent Ali Farzat savent qu’il est une personne qui ne perd pas pied devant l’arbitraire et les menaces.
Originaire de Hama, Ali Farzat, 60 ans, dénonçait dans ces dessins les dictatures arabes. Après cette agression violente, des pages Facebook en solidarité avec l’artiste ont été créées.
