Le président Bachar al-Assad doit intervenir, ce soir, à la télévision. Une mission des Nations Unies est attendue, à Damas, pour enquêter sur la violence d’État qui a fait 2000 victimes en cinq mois et plusieurs milliers de disparus..
Elle s’appelle Malak Sayed Mahmoud. Militante des droits de l’Homme, elle a été interpellée, hier, à Alep. Arrestations arbitraires et tirs meurtriers sur les manifestants se sont poursuivis, hier, en Syrie.
La Haut Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Navi Pillay, a d’ailleurs indiqué détenir des « preuves » de « crimes contre l’humanité » commis par le président Bachar al-Assad. L’organisme a dressé une longue liste de dignitaires du régime syrien considérés comme responsables de cette féroce répression, y compris des tortures et des assassinats. Son récent rapport dresse un catalogue glaçant des brutalités inouïes et des actes de cruauté endurés par la population civile.
L’opposition se rassemble
À Istanbul, les opposants syriens ont réussi à unifier leurs rangs. Ils ont inauguré, samedi, le « Conseil national » formé en juin pour coordonner la lutte contre le régime de Damas. «Notre principale priorité est la chute du régime du président Bachar al-Assad», a déclaré Yaser Tabbara, un avocat et défenseur des droits civiques vivant aux États-Unis. «Nous sommes ici pour une réunion consultative afin de discuter de la création d’un Conseil national qui serait une plate-forme pour rassembler toutes les parties de la société syrienne», a expliqué M. Tabbara. Selon les opposants, le conseil sera composé de 115 à 150 membres, dont plus de la moitié active à l’intérieur de la Syrie. Ce Conseil, qui a donné lieu à plus de huit semaines de consultations, est censé « faire entendre à la communauté internationale la voix de la révolution syrienne et ses revendications« , a-t-il souligné.
Avec Agences
