Selon un nouveau bilan de sources hospitalières, communiqué vers 18h, les deux attentats à la voiture piégée ont fait au moins 72 morts et plusieurs dizaines de blessés dont le plus grand nombre dénombré parmi les personnes se trouvant dans un bus de transport d’étudiants.
Dans le quartier de Ben Aknoun, la radio a dans un premier temps fait état de l’explosion d’un bus d’étudiants, mais le ministère de l’Intérieur a précisé plus tard qu’il s’agissait d’une voiture ayant explosé près du bus, le détruisant complètement.
Le bilan général pourrait sérieusement s’alourdir puisque les attentats se sont produits à un moment de forte affluence et que les immeubles environnants ont été fortement touchés par les déflagrations.
Une heure après les explosions, la radio et la télévision d’Etat ont interrompu leur programme pour annoncer les attentats et, depuis, la radio diffusait de la musique en continu.
Le Conseil du gouvernement algérien qui se tenait à ce moment-là a été levé et reporté.
Pas de revendication
Les autorités n’ont fait part d’aucune revendication, mais les circonstances et le mode opératoire évoquent une action du mouvement Al-Qaïda pour le Maghreb islamique (AQMI, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC), qui a multiplié les menaces contre l’Algérie ces derniers mois.
Ces attentats surviennent à un moment où l’on parlait d’une importante accalmie sur le front des violences terroristes en Algérie. Alger n’avait pas été touchée depuis le 11 avril, date à laquelle un double attentat également, contre le Palais du gouvernement, en plein coeur de la capitale, et un important commissariat de la banlieue Est, avait fait une trentaine de morts.
AP
