Le Matin d'Algérie

Tizi Ouzou : 33 blessés dans un attentat kamikaze contre un commissariat du centre-ville

Un attentat kamikaze a ciblé, dimanche vers 4 h 30 du matin, le siège de la 1re sûreté urbaine du centre-ville de Tizi ouzou, située à 100 km à l’est d’Alger, faisant 33 blessés et d’importants dégâts matériels.

Selon le bilan établi par le directeur du CHU Nedir-Mohamed de Tizi Ouzou, 33 personnes, dont 11 policiers, ont été blessées. Un bébé et un couple de Chinois (commerçants) figurent parmi les blessés.

Toute la ville de Tizi Ouzou a été réveillée par la très forte explosion, par ailleurs entendue à des kilomètres à la ronde. Le kamikaze à bord d’un pick-up de marque Toyota Hilux a foncé sur l’entrée du siège de la 1re sûreté urbaine qui fait l’angle de l’avenue Abane-Ramdane et la route de l’hôpital (Lamali), au niveau du rond-point central.

Le bâtiment Bleu, le carrefour du Djurdjura et le premier immeuble des Genêts ont été également sérieusement touchés par le souffle de l’explosion. Certaines sources indiquent que des coups de feu ont été claqué dans la nuit juste avant que le kamikaze ne se fasse exploser. Lesdits tirs sont l’oeuvre de policiers en faction qui auraient ainsi stopper le kamikaze dans sa lancée.

Selon les témoignages de personnes qui sont arrivées tôt sur les lieux de l’attentat, c’est un miracle qu’il n’y a eu que des blessés tant l’explosion a touché plusieurs immeubles alentour.

C’est la deuxième fois qu’un commissariat est ciblé dans la ville de Tizi Ouzou. Le précédent avait eu lieu le 3 août 2008. Même mode opératoire que celui de ce matin d’ailleurs. Un kamikaze avait lancé son véhicule piégé contre le siège des RG, situé dans la vieille ville, faisant une trentaine de blessés.

Depuis quelques années, la Kabylie est devenue la région la plus dangereuse du pays, tant il est manifeste que plusieurs groupes islamistes armés s’y sont repliés, semant la mort et la peur régulièrement. Les nombreuses opérations militaires menées jusqu’à présent et l’impressionnant maillage avec des barrages militaires fixes sur toutes les routes de montagne n’y ont pas donné grand-chose. Les semeurs de la mort sont toujours là, prêts à frapper.

S. A/E. W.

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