Dans un entretien accordé au quotidien arabophone El Khabar, Moussa Touati, président du Front national algérien estime que le président ne peut mener les réformes politiques sans l’avis de l’armée.
Pour Moussa Touati, le président de la République n’est pas disposé à accélérer le rythme des réformes politiques qu’il avait annoncées lors de son discours d’avril dernier. Il estime par ailleurs dans ladite équation, il ne faut pas oublier que « l’Armée en fait partie. Je ne pense pas, aussi, que le président Bouteflika peut concevoir, seul, la carte des réformes puisque l’Armée en a son mot à dire là-dessus« .
Pour ce qui est du parlement actuel, le président du FNA s’attend à sa probable dissolution cet automne. « Si cela arrive, on n’aura que 45 jours avant les élections. Si les élections législatives sont prévues pour 2012, on aura suffisamment du temps pour se préparer à ce rendez-vous« , observe-t-il.
Toujours concernant la probable dissolution du parlement, Moussa Touati soutient que c’est la seule solution pour « calmer le jeu (…), ce serait peut-être le moyen d’absorber la colère populaire puisque cette colère ne cessera de se compliquer après le mois de ramadhan…«
Dressant un constat accablant de la situation, le président du Front national algérien est amer. Il estime que « personne ne peut nier que l’Algérie va mal et que la situation des Algériens empire de jour en jour suite aux crises sociales et économiques ». A partir de cette analyse, Moussa Touati pense que « l’entrée sociale sera difficile ». Il prévoit même une reprise de la contestation sociale et les manifestations après le ramadhan. La raison ? « Les solutions qui ont été envisagées sont conjoncturelles« . Enfin, il affirme que « l’Etat trouvera de quoi détourner l’attention des algériens des crises dans lesquelles ils pataugent ».
Synthèse Y. K.
Lien pour lire l’entretien en entier : https://fr.elkhabar.com/?La-carte-des-reformes-tardera-a
