Le Matin d'Algérie

La justice française ouvre une enquête sur Ben Ali et Moubarak

L’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et l’ex-président égyptien Hosni Moubarak sont soupçonnés par la justice française de blanchiment en bande organisée. Le parquet de Paris a annoncé hier vendredi qu’il avait ouvert deux informations judiciaires contre X pour blanchiment en bande organisée, l’une visant l’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, l’autre l’ex-président égyptien Hosni Moubarak. Les deux informations judiciaires, concernant les biens détenus en France par les deux anciens dirigeants, ont été ouvertes le 14 juin, a précisé le parquet.

Deux organisations non gouvernementales, Sherpa et Transparence International France, avaient déposé au début du mois de juin une plainte à Paris à l’encontre de l’ancien président tunisien Ben Ali et de son entourage afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction. Sherpa, Transparency International et la Commission arabe des droits humains avaient porté plainte contre Zine el-Abidine Ben Ali et son entourage, dès le 19 janvier, quelques jours après sa fuite en Arabie saoudite.

Le parquet de Paris avait ouvert, quelques jours plus tard, une enquête préliminaire pour recenser et identifier l’origine des biens détenus en France par l’ancien président, confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et à la cellule anti-blanchiment du ministère de l’Économie, Tracfin.

AFP

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