Le Matin d'Algérie

Le niet de la wilaya d'Alger à la Ligue de défense des droits de l’homme

Le régime a encore une fois trouvé la parade pour empêcher la parole de s’exprimer. La wilaya d’Alger semble devenir l’instrument tout trouvé des interdictions de manifestations. Elle avait montré son savoir-faire en la matière les derniers mois. Sa dernière œuvre ? Elle vient tout bonnement d’interdir à la Ligue algérienne des droits de l’homme de tenir sa conférence-débat sur le si brêlant thème de la corruption à l’hôtel Safir. Le ridicule ne tue plus dans notre pays. Selon le communiqué de l’organisation des droits de l’homme relayé par elwatan.com. la wilaya d’Alger a refusé d’accorder les autorisations nécessaires pour l’organisation de cette rencontre.

« Encore une fois, le refus non justifié des autorités intervient la veille de la tenue de la conférence à laquelle devaient participer trois militants des droits de l’Homme venus du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte et qui avait comme titre : « corruption et dynamiques de changement dans le monde arabe » », s’insurge la Ligue dans son communiqué.

Cependant le régime n’est pas à sa première interdiction de manifestation pour LADDH présidée par Maître Mostefa Bouchachi. Elle intervient «dix jours après celle de la wilaya d’El-Tarf concernant la tenue d’une conférence à l’occasion de la journée de l’enfant » ! Que demain, on ne nous dise pas que les droits de l’homme sont respectés en Algérie. Ce énième empêchement prouve si besoin est que là-haut on ne cultive pas la différence, ni le respect des droits des citoyens.

Maître Mostefa Bouchachi estime que cette interdiction n’exprime rien d’autre que « la volonté réelle du pouvoir à vouloir maintenir la société civile sous contrôle ». Plus précis, le défenseur des droits de l’homme précise : « Ces pratiques arbitraires sont à contre courant de la marche de l’histoire et celle vers le changement de la société algérienne ».

Y. K.

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