La violente répression dont furent la cible, jeudi, les médecins résidents devant l’hôpital Mustapha Bacha suscite toujours plus d’aversion. Dans un communiqué qui nous est parvenu, le coordinateur de Jil Jadid, Soufiane Djilali, dénonce la répression dont furent victimes les médecins résidents jeudi. Il affirme que les Algériens « ont été choqués de voir comment les autorités publiques se comportaient avec l’élite algérienne ». Pour le coordinateur, la répression sauvage des médecins « reflète le mépris voué aux femmes et aux hommes de science en général par notre Etat. » Par ailleurs, Jil Jadid parle carrément de « l’inversion de l’échelle de valeurs chez nos dirigeants ».
Soufiane Djilali ajoute qu’«à des revendications légitimes, raisonnables et rationnelles (en particulier la demande d’affectation des médecins spécialistes dans des structures aptes à prendre en charge les malades avec équipe médicale fonctionnelle et plateau technique opérationnel) le gouvernement répond par la perfidie et la violence. » Plus incisif, le coordinateur pilonne les autorités qui « essayent d’amadouer le peuple en faisant la promesse de réformes politiques, cette attitude démontre qu’il n’y a aucune volonté sincère de dialogue. »
