Le nombre d’accidents révélé par les services de la gendarmerie dans notre pays donne le tournis. 10616 accidents de la circulation rien de janvier à avril. Ailleurs, dans les pays où la sécurité des personnes est une affaire autrement plus sérieuse, ces statistiques auraient mobilisé tous les étages de l’Etat.
Grave, éminemment grave est la situation de la sécurité routière dans notre pays. Elle est sans doute la première cause de mortalité. Selon les services de la gendarmerie, le nombre le plus élevé (7647) a été enregistré dans la catégorie des véhicules légers soit 72,03 %, nous apprend l’APS.
Pas moins de 1654 accidents ont été également enregistrés par les véhicules lourds soit 15,58 % et 369 accidents dans celle des véhicules de transport public soit 3,48 %, a indiqué le commandement de la Gendarmerie nationale dans son dernier bilan lors du colloque sur les défis et les dangers des accidents de la circulation et la sécurisation du transport terrestre des voyageurs et des marchandises. Les jeunes conducteurs sont la cause la plus élevé d’accident avec 1949. Les accidents de la circulation a connu une hausse de 1248 et celui des décès de 143 au cours du troisième trimestre 2011 par rapport à la même période de l’année précédente.
Les raisons de ces accidents autrement inacceptables sont clairement identifiées. Le non-respect du code de la route par les conducteurs, la négligence des règles de sécurité de transport de marchandises, l’excès de confiance chez certains conducteurs. Beaucoup reste à faire pour faire de nos routes des voies moins mortelles. En attendant, la notion de sécurité routière est à inventer dans l’imaginaire des conducteurs.
