Le Matin d'Algérie

Vingt hauts responsables algériens disposeraient de comptes bancaires de plusieurs millions d’euros

Cette révélation est faite par le quotidien national « El Khabar » dans son édition du jeudi 26 janvier sous le titre « Découverte de soldes en milliards de hauts responsables dans des banques étrangères ». Parmi eux, on cite vingt qui seraient particulièrement connus, des hauts responsables algériens de haut rang, dont des ministres, actuels ou anciens, de l’époque du président Bouteflika.

Tout a commencé, selon El-Khabar qui cite « source bien informée », par une enquête coordonnée entre l’Algérie et des instances internationales, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux d’origine douteuse et qui aurait réussi à débusquer 200 titulaires de comptes bancaires en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, avec des soldes en millions d’euros ou de dollars. Parmi eux, des ministres actuellement en fonction et d’autres anciens, de hauts responsables et des directeurs d’importants organismes publics, des Algériens surveillés par les services de renseignements et dont les comptes affichant des soldes « parfois supérieurs à 200 milliards en centimes algériens », furent fortement alimentés ces trois dernières années.

Cette révélation est faite par le quotidien national « El Khabar » dans son édition du jeudi 26 janvier sous le titre « Découverte de soldes en milliards de hauts responsables dans des banques étrangères ». Parmi eux, on cite vingt qui seraient particulièrement connus, des hauts responsables algériens de haut rang, dont des ministres, actuels ou anciens, de l’époque du président Bouteflika. L’enquête n’a pas encore abouti en Algérie, selon « El Khabar », à l’ouverture d’informations judiciaires contre les personnes suspectées d’avoir détourné des fonds dans l’exercice de leurs fonction ou touché des dessous de table à la faveur de la signature de contrats à l’international.

Les autorités algériennes souhaiteraient vérifier d’abord si la source d’enrichissement n’est pas la vente de biens immobiliers en Algérie et le transfert des revenus convertis en devises. Le fisc s’intéresserait dans ce cas à la sous-déclaration des revenus et traquerait l’évasion fiscale. « El Khabar » croit savoir qu’un haut responsable visé par l’enquête a vendu trois villas sur les hauteurs d’Alger en ne déclarant qu’un montant équivalent à la vente d’une seule. Les soldes bancaires exhumés à l’étranger serviraient à faire des rapprochements comptables.

Agha Toumi

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