Dernière trouvaille du régime de Bachar El Assad : le dialogue nationale. La panacée ! Ainsi donc, Adnane Mahmoud, le ministre syrien de l’Information, a déclaré devant la presse qu’un « dialogue national global va commencer dans tous les gouvernorats ». Quand ? « Les prochains jours », a promis le ministre. Cette promesse intervient alors que le pays fait face à une révolte jamais connue auparavant. Après plusieurs semaines de répression aveugle, de chasse à l’homme et à la femme, le jeune potentat de Damas se découvre donc des vertus de dialoguiste. A la bonheur ! Mais la promesse est difficile à avaler quand on sait la manière avec laquelle le peuple en révolte est traité jusqu’à aujourd’hui. Les Syriens ne sont pas dupes. Rien que vendredi trois manifestants ont été tués par les forces de l’ordre. Selon des organisations des droits de l’homme, au moins 700 morts et des milliers de personnes sont arrêtés depuis le début de la révolte le 15 mars dernier. Mais encore une fois, ces chiffres demeurent impossibles à vérifier tant le pays est fermé à tous les canals de communication et le régime a interdit à la presse étrangère de couvrir les manifestations.
Du sang, des cendres puis… "le dialogue" en Syrie
