Le Matin d'Algérie

Réformes de Bouteflika : l’esbroufe

Il mène inéluctablement le pays à sa perte, s’amusant même à le ridiculiser, confiant au cacique Bensalah la mission de réformer l’Algérie « Le chef de l’Etat n’a même pas essayé de sauver la face, ou de faire semblant, en confiant la commission «des réformes» à une personnalité nationale indépendante qui n’est pas liée à une fonction institutionnelle ou par un mandat électif », écrit El-Watan.

Bouteflika ne veut rien réformer. Ne peut rien réformer.

El-Watan l’a compris qui continue : « La démarche est en réalité guidée par le seul enjeu de donner l’image, à l’étranger, d’un régime qui veut s’amender par des effets d’annonce d’une révision constitutionnelle ne présageant, visiblement, aucun changement de fond ni dans la nature du pouvoir ni dans ses pratiques. Ce n’est d’ailleurs pas à un dialogue politique que Bouteflika a appelé les partis, mais à une cérémonie d’enregistrement de doléances où Abdelkader Bensalah jouera le rôle de «vaguemestre».

Ceux qui accepteront d’y aller seront ceux qui auront consenti à faire les figurants dans une pièce où le pouvoir jouera le rôle principal. Ce dernier n’a en effet aucune intention de les élever au rang de partenaires politiques. Le scénario semble cousu de fil blanc. Il y aura certainement beaucoup d’agitation dans les gradins lorsque certains seconds rôles entreront en scène pour faire croire à une nouvelle trame pour sortir du «tragique».

Ce ne sera pas le cas ! Le pouvoir cherche à déjouer la pression internationale par l’esbroufe. Sa réalité est perceptible dans la manière, les moyens et la violence qu’il met à étouffer dans l’œuf toute manifestation de peur qu’elle ne prenne la tournure qu’ont prise les révolutions qui ont fait chuter les régimes de Ben Ali en Tunisie et de Moubarak en Egypte. »

L.N.

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