Le Matin d'Algérie

Qui a pu tuer le professeur Ahmed Kerroumi ?

La disparition du Pr Kerroumi est intervenue quelques jours après la visite à Oran du rapporteur de l’ONU pour les droits de l’Homme, Frank la Rue. Les deux hommes avaient eu des entretiens sur la situation des droits de l’homme en Algérie.

Ahmed Kerroumi, professeur d’université et militant de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), disparu depuis cinq jours et retrouvé mort samedi vers 13h dans le bureau du MDS à Oran, est au centre d’une immense énigme. Qui a pu tuer l’enseignant universitaire, chercheur, militant au MDS et à la CNCD Oran, un féru de la culture islamique et surtout et avant tout un mari aimant et père de deux enfants ?

Effondrés, ses amis étaient comme impuissants, ne trouvant pas grand-chose à dire devant l’ampleur du drame.

La police scientifique a recueilli d’éventuels indices pouvant renseigner sur les circonstances de la mort. Cette triste affaire comporte beaucoup de zones d’ombre. Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’a pas été constaté de trace d’effraction sur la porte du siège du MDS. Seulement cinq militants de ce parti possèdent la clé de leur local, parmi eux feu Pr Kerroumi. Le militant qui a découvert la dépouille, choqué et bouleversé, n’a pas eu la force d’observer de près la dépouille du défunt.

«L’enquête est en cours, on ne peut rien dire encore sur les circonstances de la disparition, puis de la mort du Pr Kerroumi», a confié une source policière à TSA qui souligne que la piste d’un enlèvement suivie d’un assassinat semble être privilégiée par ses proches. Des voisins du défunt affirment avoir remarque la présence d’une voiture étrangère à la cité aux premières heures de la matinée précédant la disparition du professeur Kerroumi. «Il y avait deux personnes dans cette voiture qui n’est plus revenue après la disparition du défunt», a précisé un voisin à notre confrère. Le professeur Kerroumi était?il suivi et ciblé à cause de ses activités politiques ? La disparition du Pr Kerroumi est intervenue quelques jours après la visite à Oran du rapporteur de l’ONU pour les droits de l’Homme, Frank la Rue. Les deux hommes avaient eu des entretiens sur la situation des droits de l’homme en Algérie. La police, selon tous les avis, a fait preuve de lenteurs incompréhensibles dans le traitement de la disparition de M. Kerroumi.

C.K.

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