Le Matin d'Algérie

Propos de Mohamed-Cherif Abbas sur Sarkozy : le Quai d’Orsay réagit, Mohamed-Cherif Abbas se dégonfle

La France a vertement réagi mercredi aux propos du ministre des Moudjahidine Mohamed-Cherif Abbas publiés par le journal El Khabar évoquant le soutien du « lobby juif » au président Sarkozy et ses origines. Une heure plus tard, ce dernier se rétractait dans un communiqué transmis à l’APS.

Cela a commencé par une sèche déclaration du Quai d’Orsay : « Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d’Etat du Président de la république » à Alger, a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Andréani.

Emboîtant le pas, un député français Axel Poniatowski (UMP), président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, s’indigne des propos du ministre des Moudjahidine qu’il qualifie de « grotesque, inutilement blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier » et exige « des éclaircissements sur ces propos qui sont purement inqualifiables » dans l’immédiat. « D’ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut des explications », a-t-il martelé.

Ces explications sont venues quelques minutes plus tard de la bouche du…. ministre algérien des Moudjahidine Mohamed-Cherif Abbas lui-même ! Le ministre se désavoue tout simplement !

Dans une déclaration à l’agence de presse algérienne APS, M. Abbas affirme mercredi « avoir appris avec beaucoup d’étonnement et de mécontentement certains propos » qui lui ont été attribués.

Il ajoute qu’il « ne peut assumer les spéculations irresponsables d’un quelconque journal sur un chef d’Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie ».

« Dans cet entretien il n’a jamais été dans mon intention d’enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m’impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l’image d’un chef d’Etat étranger », a souligné le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), lui-même vétéran de la guerre d’indépendance algérienne (1954-62).

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