Ce message a été affiché sur les pointeuses de l’entreprise en raison de supposées « dérives des pratiques religieuses ».
L’affiche n’est pas passée inaperçue auprès des 380 employés de l’industrie automobile TI Automotive, à Nazelles-Négron en Indre-et-Loire. Pourtant, ce message, affiché peu avant les cantonales sur les pointeuses de l’usine, ne s’adressait qu’aux 15 salariés de confession musulmane de l’entreprise.
Que disait l’affiche ?
Elle sommait les employés de ne plus prier durant leur temps de travail, en raison de supposées « dérives des pratiques religieuses ».
« Le texte indiquait que l’exercice d’une pratique religieuse relève du domaine de la sphère privée et ne peut se faire que durant une période non-contractuelle, comme les temps de pause », explique au Post, Philippe Mosnier, le DRH de l’entreprise.
Ce message a été affiché suite à un comité d’entreprise durant lequel des salariés ont rapporté avoir aperçu des ouvriers en train de prier en dehors de leur de pause, rapporte Libération.
Certains salariés de l’entreprise dénoncent une prise de décision basée sur des rumeurs.
« Le message est resté une dizaine de jours. La DRH a lancé des accusations sans vérifier. Pourtant, nos dirigeants étaient jusqu’ici assez ouverts pour arranger les choses en direct. Il y a même des colis halal à Noël », commente Jean-Yves Hener, représentant syndical CFTC.
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