Le Matin d'Algérie

Libye : la stratégique ville d'Ajdabiya reprise par les rebelles

8h40. C’est confirmé. La ville stratégique d’Ajdabiya est tombée aux mains des rebelles. La prise de cette agglomération, fief de l’opposition, marque un pas décisif dans l’avancée des forces anti-Kadhafi.

Au cours des dernières heures, les forces de la coalition ont mené des raids à Ajdabiya, où sont retranchés des soldats pro-Kadhafi. Profitant de cet appui, les rebelles ont repris l’offensive et pénétré dans la ville. La télévision nationale a indiqué plus tôt que «des sites civils et militaires à Zliten avaient été la cible de bombardements de l’agresseur croisé colonialiste»

6heures. Les insurgés reprennent du terrain. Ils commencent à pénétrer dans la ville stratégique d’Ajdabiya (est) à 160 km au sud de Benghazi. Très peuplée avant le conflit, la ville est aujourd’hui désertée et ses habitants ont le sentiment de vivre comme des primitifs, sans eau, ni couvertures.

10 heures. Le dirigeant du Conseil national de transition (CNT, opposition libyenne), a écrit au président Nicolas Sarkozy pour le remercier de son action, qualifiant les soldats français de «libérateurs», mais réaffirmant ne pas vouloir de «forces extérieures» sur le sol libyen. Les frappes aériennes françaises, américaines et britanniques ont débuté le 19 mars en Libye, en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant le recours à la force, pour protéger les populations civiles.

Des bombardements aériens visaient vendredi après-midi les positions des forces pro-Kadhafi à Ajdabiya, ville clé de l’Est libyen aux mains des loyalistes à 160 km au sud de Benghazi. | Alberto Pizzoli

En Libye, la coalition internationale maintient la pression militaire sur les forces pro-Kadhafi ce samedi. Des raids ont été menés dans la nuit sur la ville de Zliten à 160 km à l’ouest de Tripoli et sur un site militaire à Tajoura, dans la banlieue de la capitale. Dans l’est, les frappes ont soutenu la progression des troupes insurgées. Mais au sud, les rebelles restent toujours encerclés. Une situation contrastée qui fait craindre un enlisement du conflit.

Le chef d’état-major français, Edouard Guillaud a déclaré que les opérations militaires allaient vraisemblablement se prolonger des «semaines».

Tripoli pourrait négocier une sortie de crise selon la proposition de l’UA ( l’Union Africaine).

Concernant la conduite des opérations, les pays de l’Otan ont conclu un compromis laborieux. Ils vont prendre dans l’immédiat le relais de la coalition pour la zone d’exclusion aérienne, mais pas tout de suite pour les frappes au sol.

LeParisien.fr

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