Je ne savais pas que lematindz pouvait convenir comme porte-voix à ceux qui, comme ce blog de Bedjaja, qui jusqu’à hier continuait à déverser son venin contre Mohmaed Benchicou. Je me demande ou ils étaient ces personnes quand Mohamed Benchicou croupissait en prison ? Certains parmi ce bon monde découvrent aujourd’hui la résistance et l’opposition au pouvoir, comme Bedjadja qui, lui a besoin de se délester de l’étiquette du PAGS qu’il traine depuis son internement à Bordj Omar Idriss pour se faire place dans » le changement », après avoir occupé par décrets présidentiels des hauts postes au sein de l’appareil d’Etat, pendant que d’autres compères tenaient il y a quelques jours des journaux affiliés aux hommes les plus honnis du pouvoir. ceux-là qui, il n’y a pas si longtemps, considéraient que Toufik est « un opposant crédible » à Bouteflika…pour se reconsidérer juste après pour clamer à ceux qui veulent l’entendre » Ni Bouteflika ni Toufik ». C’est l’air de Changement, vous allez me dire ? Mais le changement, il ne suffit pas de le décréter en se constituant à l’occasion en Front, qui rassemble à l’exception de quelques uns un ramassis de fabulateurs, pour qu’il se réalise. Hélas, il faut avoir milité, même au PAGS, pour comprendre cette équation ! Qu’il y ait un débat sur le PAGS est une bonne chose, mais pas en ces termes nauséabondes puisés du » caniveau » des services que l’auteur prétend pourtant dénoncer en intégrant le Front de Changement. C’est le contrat, semble-t-il. Car ni l’actualité nationale ni le débat en cours et ni la situation internationale ne justifient cette haine gratuite déversée contre le PAGS et ses anciens militants, dont je faisais partie et j’en suis fier, contrairement à M. Bedjadja qui fut injustement accusé par les services d’appartenir à ce parti clandestin. Et je ne regrette pas d’avoir fait campagne à l’université en 1986 pour la libération de M. Bedjadja et les autres détenus, dont faisait partie le responsable régional du PAGS. Contrairement à ce que a affirmé M. Bedjadja lors d’un « témoignage », publié il y a quelques jours par le Quotidien d’Algérie, ce responsable régional était connu par les militants de base qui avaient fait campagne pour la libération des détenus de Bordj Omar Idriss. Il y a la lettre de sa mère adressée au Président de la République, Chadli Bendjedid, et qui a été largement diffusée à l’époque par les militants, pour lui demander la libération de son fils et de ses co-détenus tout en assumant son engagement de militant et de celui de son père. Il n’ y avait pas donc matière à un amalgame quelconque au sein des militants au point, comme l’a écrit M.Bedjadja, de lui coller l’étiquette « d’un haut dirigeant » du PAGS clandestin.
Mais pour quel intérêt, ces attaques ? M. Bedjadja ne dit rien, sauf qu’il accuse le PAGS d’avoir fait circuler cette rumeur « pour le donner aux services ». Mais pourquoi donner aux services « un haut dirigeant » du PAGS « en la personne de M. Bedjadja, alors qu’ils sont, comme l’a affirmé lui même, en étroite collaboration ? Incohérence criante ! C’est cousu de fil blanc, une pitoyable manoeuvre pour se replacer très vite en vue » des changements en cours ». Et avec quel courage ! C’est au moment ou le PAGS n’existait plus et beaucoup hélas de ses anciens cadres, ceux qui ayant été épargné par les assassinats islamistes et par les meurtres fomentés par les services (contre Azziz Belgacem, Mohamed Sellami… ) ont été emportés par la maladie. Le PAGS en tant que structure est sans défense et désormais, il appartient à l’histoire. Mais surtout on n’insulte pas la mémoire de ceux qui ont cru et milité avec toutes les conséquences à encourir, comme emprisonnement, tortures (1980, 1982, 1986, 1988…) jusqu’aux sacrifices de leurs vies. Et nombreux d’entre eux ont donné beaucoup de leurs temps, qu’ils auraient pu accorder à leurs familles et à leurs enfants, de leur argent et de leur intelligence pour ce parti et ses idées généreuses qu’il défendait sur le terrain.
Youcef Rezzoug
Un ancien militant de base du PAGS