Le Matin d'Algérie

Baroin : "Nous sommes pleinement dans l'application de la résolution 1973"

Le porte-parole du gouvernement a répondu, lundi, aux réserves formulées sur les bombardements par le secrétaire général de la Ligue arabe.

François Baroin, porte-parole du gouvernement, a estimé lundi que la coalition internationale engagée contre les forces du colonel Kadhafi était « pleinement dans l’application de la résolution 1973 » de l’ONU depuis le début des opérations aériennes au-dessus de la Libye. François Baroin était interrogé sur Canal+ sur les réserves du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a estimé dimanche que les bombardements de la coalition s’écartaient « du but qui est d’imposer une zone d’exclusion aérienne ».

« Nous sommes dans une coordination à l’échelle de l’application de la résolution 1973 qui intègre bon nombre de membres de la communauté occidentale, bon nombre de représentants de l’Union européenne et bon nombre de représentants de la Ligue arabe », a-t-il souligné. « Nous sommes pleinement dans l’application de la résolution 1973, nous sommes clairement dans la mise en place de couloirs aériens protégés, et nous ne dériverons pas de cet objectif qui est d’empêcher Kadhafi de massacrer son peuple », a poursuivi François Baroin. Selon lui, « les frappes depuis 48 heures permettent de dire aujourd’hui que nous avons stoppé Kadhafi dans le développement du massacre des civils ». « Le but, c’est de protéger les populations civiles en maîtrisant le ciel pour permettre au peuple libyen de choisir librement son destin », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a également affirmé que la France n’avait pas d’information sur d’éventuelles victimes civiles de l’opération militaire menée en Libye par la coalition internationale. « Il n’y a pas d’information de civils tués répertoriée par le commandement français », a-t-il dit sur Canal+, en mettant en garde contre des « campagnes de communication, de propagande ». La coalition militaire, dont la France est partie prenante, a lancé, dans la nuit de dimanche à lundi, une deuxième vague d’attaques aériennes en Libye après avoir stoppé l’avancée des forces de Muammar Kadhafi vers Benghazi, fief de l’insurrection, et endommagé des défenses antiaériennes.

REUTERS

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