Cela n’a pas tardé ! Comme nous l’annoncions ce matin, Mourad Medelci allait relancer la polémique sur le thème de la repentance de la France pour ses crimes coloniaux. Le ministre avait déclaré à Paris qu’il « fallait laisser faire le temps », manière de dire que le pouvoir avait renoncé au pardon de la France. Or, voilà que les Affaires étrangères désavouent leur propre ministre. « L’Algérie tient toujours aux excuses de la France » a déclaré hier le ministère des affaires étrangères par la voie de son chargé de la communication. Il réagissait à l’article d’El-Khabar paru le 22 novembre 2007, intitulé « l’Algérie ne veut plus d’excuses de la France ». Il serait « en totale contradiction avec les propos du ministre Mourad Medelci, en marge de son intervention devant la commission des affaires extérieures du Parlement français », dit le MAE. En totale contradiction ? Encore la faute des journalistes…
Quelques heures plus tard, c’est le chef du gouvernement qui désavoue à son tour son ministre ! Interrogé à Oran sur les déclarations de Mourad Medelci concernant l’abandon des excuses de la France, Belkhadem a précisé « abandonner cette demande est improbable », ajoutant « nous allons continuer à défendre cela au FLN, aujourd’hui et demain…car il est impossible de parvenir à une véritable amitié avec la France sans que cette dernière ne s’excuse pour ses crimes durant l’ère coloniale ».
Bref, la polémique ne fait que commencer.
N.K.
