A quelques minutes de la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) aujourd’hui à Alger, un impressionnant dispositif policier et une incroyable répression s’abattent sur les manifestants.
Selon El-Watan, Le dispositif de ce 19 Février est plus hermetique, plus dur que celui du 12 février dernier.
Les journalistes sont empêchés de travailler, puisque les policiers les chassent d’un endroit à un autre.
Samedi matin, les premiers passants qui se sont aventurés au niveau de la station de Taxi de la Place du 1er Mai ont été refoulés sans ménagement par les forces de l’ordre. « Circulez, vous n’avez pas le droit de rester debout ici. Aujourd’hui on ne tolérera aucun mouvement sur cette place, alors partez et ne revenez plus dans les parages « , apostrophent, sur un ton menaçant, des policiers antiémeutes un groupe de journalistes.
Les autorités, ont encore une fois déployé un dispositif policier impressionnant dès les premières heures de cette matinée du samedi 19 février sur toutes les rues de la capitale du pays, Alger.
Les gares ferroviaires ont, une nouvelle fois, été fermées et aucun train n’a quitté les quais. Les barrages routiers ont été mutipliés notamment sur l’autoroute qui relie Tizi-Ouzou, Boumerdes et Béjaia à Alger. Certains policiers n’ont même pas hésité à refouler des citoyens dont le seul tort est d’être originaire de Kabylie !
Les mêmes contrôles policiers ont été effectués au niveau des différents carrefours de la Capitale. Les forces de l’ordre, pour effrayer la population et dissuader tout citoyen d’aller manifester, ont usé à maintes reprises d’un ton menaçant en direction des Algériens.