L’Algérie connaît depuis plusieurs jours un mouvement de protestation au niveau de plusieurs de ses départements (wilayas). La révolte de la jeunesse algérienne, caractérisée par une violente répression de la part des forces de l’ordre qui a engendrée plusieurs victimes, est l’expression d’un profond malaise social qui touche l’ensemble du peuple algérien. Il ne s’agit pas d’un simple « cri du ventre » qu’une simple réunion ministérielle calmera mais d’une remise en cause du régime en place et de ses dirigeants.
Loin d’être un effet de conjoncture, la culture de l’émeute et de la révolte s’est installée ces dernières années comme seul moyen d’expression face à l’inertie politique. Certes, la flambée des prix des denrées alimentaires a provoqué des inquiétudes chez la population, en raison d’une précarisation sociale généralisée. Néanmoins, la révolte ne date pas d’aujourd’hui. En effet, l’Algérie connaît chaque mois des manifestations et des blocages de
routes dans plusieurs régions du pays.
Cette révolte de la jeunesse algérienne n’est pas une option parmi d’autres, elle est le seul moyen de contestation qui s’offre à une jeunesse en désarroi : investir la rue pour dénoncer le marasme et la politique du chaos que le pouvoir politique a instauré en l’Algérie.
Ce mouvement de protestation est aussi l’expression d’une absence totale de perspectives démocratiques et sociales à même d’apporter des réponses aux attentes et aux préoccupations du peuple algérien.
La révolte est, sans doute, un refus de la jeunesse algérienne de l’injustice « Hogra » et le mépris d’un pouvoir illégitime qui a confisqué les richesses du pays depuis l’indépendance.
L’UEAF déplore le silence et l’omerta de la « communauté internationale » face aux violations des droits de l’Homme par le pouvoir algérien ainsi qu’à l’égard des événements actuels et elle dénonce ce soutien constant à un régime aussi sanguinaire, notoirement corrompu et qui enfonce l’Algérie dans le chaos alors que les pétrodollars affluent par milliards.
L’UEAF dénonce la politique de répression engagée contre les manifestants par les tenants du pouvoir.
L’UEAF exprime sa solidarité avec le mouvement de contestation sociale en Algérie ainsi qu’en Tunisie, et exige :
• La libération de l’ensemble des manifestants arrêtés et la cessation de toutes poursuites judiciaires à leur encontre.
• La levée de l’état d’urgence et l’ouverture du champ médiatique, politique, syndical et associatif en Algérie.
• Appelle l’ensemble des forces sociales et démocratiques algériennes à s’unir pour imposer une véritable alternative démocratique.
• Apelle l’ensemble des organisations syndicales et de défense des droits de l’Homme à rejoindre massivement le rassemblement de solidarité et de soutien au mouvement de contestation de la jeunesse algérienne.
Rassemblement de Solidarité et de soutien au mouvement de la jeunesse algérienne
Vendredi 14 Janvier 2011, à partir de 17h30 au :
Parvis des Libertés et des droits de l’Homme,
Place Trocadéro, Paris,
Métro Trocadéro et Champs de Mars