L’information est venue du quotidien Ech-Chourouk : Alger sera sous état de siège, la nuit du réveillon. Pas de libre circulation, pas d’alcool…5000 policiers équipés de moyens techniques modernes, notamment des micro portables connus communément sous le nom « PDA » (Personal Digital Assistant) pour détecter les personnes et les véhicules recherchés, et des chiens renifleurs labrador seront mobilisés dans la capitale. Les services de sécurité auraient reçu instruction d’obliger les bars et les débits de boissons alcoolisées de baisser leurs rideaux à partir de 20 h et de ne pas laisser sortir les réveillonneurs jusqu’au lendemain. Au cas de non respect de cette instruction, les propriétaires des bars ou des débits de boisson seront sévèrement sanctionnés.
Cette instruction, première en Algérie, a été dictée suite aux nombreuses affaires de criminalités enregistrées l’année dernière durant les célébrations du nouvel an, mais aussi par le souci de faire face à d’éventuelles opérations terroristes au niveau de certaines régions de la capitale où se dérouleront les célébrations du nouvel an..
Selon le journal, dés la réception de cette instruction, les différents services de sécurité, à leur tête les Brigades Mobiles de la Police Judicaire (BMPJ) de la capitale ont effectué un grande nombre de descentes dans les boites de nuit et les bars au coté ouest d’Alger tels que Ain El Benian, El Hamamet, Staoueli et Zeralda. Les descentes ont commencé la nuit de dimanche au niveau de la plage « Djamila » à Ain El Benian. Selon le chargé de la communication de la sureté de la wilaya, S. Khaoui, un plan sécuritaire a été mis en place, en plus de l’augmentant du nombre des patrouilles ainsi que des points de contrôle pour assurer la sécurité des citoyens et les lieux publics connus comme étant des destinations préférées pour les réveillonneurs. La première descente a été effectuée dans la cité Bilal Boualem, non loin du bidonville « La Casoral », à Zéralda. Plusieurs personnes suspectes ont été fouillées à la recherche de drogue ou d’armes prohibées, leur identité a été vérifiée.
Mais voilà que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales en Algérie a pris la peine de démentir ( « rapidement et de manière tout à fait inhabituelle », relève l’AFP) cette information.
Le ministère de l’Intérieur a démenti « fermement et énergiquement » l’information « erronée, grotesque et mensongère », dans un communiqué cité par l’agence APS.
Seuls les services de sécurité « sont mobilisés en vue d’assurer la sécurité et la quiétude des citoyens, au quotidien et à toute occasion », ajoute le ministère.
Qui croire ?
L.R.