L’arrestation du docteur Djilali Hadjadj, président de l’Association algérienne de lutte contre la corruption AACC) et représentant en Algérie de l’ONG Transparency International, suscite de vives inquiétudes. Contrairement à ce qui est rapporté sur internet, le docteur Hadjadj n’est pas l’objet d’une plainte de la part des services de la Cnas mais du ministre du Travail, selon les proches de l’intéressé. La LADDH est préoccupée par une telle procédure concernant une personne publique bien connue alors qu’il aurait suffi d’un simple avis pour qu’elle se rende auprès du juge d’instruction. Elle demande son transfert immédiat auprès du magistrat instructeur pour clarifier au plus vite les éléments sombres de cette procédure. Toute utilisation de moyens dilatoires de nature à lui faire subir une quelconque humiliation relèvera de la forfaiture et du déni de justice.
Fait à Alger, le 6 septembre 2010
Pour la LADDH, le président M. Hocine Zahouane