Le secrétaire général du mouvement El Islah, Djamel Ben Abdeslam a déclaré lors du 2ème colloque du parti qui a clôturé hier ses travaux, que le « mouvement des talibans afghans est une entreprise de jihad et de résistance légitime, puisqu’il oppose une résistance à un colonisateur étranger et fait échouer le projet de domination américano-européenne, même si nous ne sommes pas d’accord avec eux sur le mode de gouvernance ». C’est ce que rapporte El-Khabar.
C’est la première fois qu’un parti algérien fait une telle déclaration.
Elle est d’autant plus scandaleuse qu’elle intervient dans un contexte de recrudescence du terrorisme en Afghanistan, en Irak mais aussi en Algérie et au Sahel.
Il n’est pas exclu que la sortie de M. Ben Abdesselam réponde à des considérations politiciennes.
Le secrétaire général du mouvement El Islah avait, la veille, remis au goût du jour le projet de loi visant la criminalisation du colonialisme français, proposée au Parlement, se disant très étonné de lire dans les colonnes de la presse nationale que le gouvernement et le bureau de l’APN refusent une telle loi. «Quelle est l’utilité de maintenir un gouvernement et un Parlement qui ne portent pas les aspirations de leur peuple?», se demande Ben Abdesslam. Il a tenu à rappeler que son parti ne changera pas de position et ne renoncera pas à sa demande de reconnaissance, d’excuses et de dédommagement matériel et moral de la part de la France., Il avait sévèrement attaqué le leader du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie, en l’occurrence Ferhat M’henni. clamant que «l’homme qui divisera l’Algérie n’est pas encore né» et que la région qui a enfanté des hommes de la trempe de Yugurtha, du colonel Mira, Krim, et Mouloud Kacem ne peut en aucun cas cautionner une telle démarche.
L.M.